Fatigue, stress, déprime, système immunitaire faible, rythmes intensifs ? Votre corps a peut-être besoin d’une plante adaptogène !
Je vais vous parler dans cet article du concept de plante adaptogène et du Ginseng plante adaptogène mythique d’extrême-Orient !

C'est quoi une plante adaptogène ?

Face à la sollicitation exponentielle de nos mécanismes d’adaptation : rythmes intensifs, sédentarité, substances chimiques nouvelles, éloignement de la nature… les plantes adaptogènes constituent une réponse pertinente et efficace pour initier une prise en charge globale.

Les plantes adaptogènes stimulent, en potentialisant le terrain de chaque individu, nos capacités d’adaptation et d’autoguérison, ce qui constitue le principe fondateur de la naturopathie et des autres médecines traditionnelles.

Une plante adaptogène est donc une plante augmentant la capacité du corps à s’adapter aux différents stress, quelles que soient leurs origines. On attribue ce concept à un toxicologue russe, Nicolaï Lazarev, qui cherchait à définir le type d’action de plantes comme le ginseng en 1947.

Les plantes adaptogènes sont des régulateurs généraux des fonctions internes

Il existe plusieurs plantes adaptogènes qui peuvent agir en synergie. Le choix de la plante adaptogène dépend du terrain et des besoins de l’individu. Une séance en naturopathie permet de déterminer si vous avez besoin d’une plante adaptogène et vous aider à cibler laquelle.

Rhodiole

Rhodiole

Schisandra

Schisandra

éleuthérocoque

Eleuthérocoque

Ashwagandha

Ashwagandha

Rhaponticum

Rhaponticum

Ginseng plante adaptogène

Ginseng

Que dit les études scientifiques ?

La rhodiole, le schisandra et l’éleuthérocoque sont validés comme plantes ayant la capacité de stimuler l’action du neuropeptide Y et des Hsp72, exerçant ainsi une action biologique polyvalente induisant de nombreux effets régulateurs du métabolisme cellulaire et du maintien de l’homéostasie (équilibre).
L’ashwagandha, le rhaponticum et le ginseng sont des plantes partiellement validées comme adaptogènes car leurs actions sur le NPY et les Hsp72 sont moins complètes, elles deviennent néanmoins complémentaires par d’autres sphères d’actions ce qui permet d’élaborer des approches ciblées, adaptées aux sollicitations de chaque organisme.

Le Ginseng

Le ginseng fait partie de la pharmacopée de la médecine chinoise depuis plus de 2000 ans. Il est utilisé traditionnellement en médecine chinoise comme fortifiant, « tonique de l’énergie vitale » (Qi), et stimulant cardiaque.

Sa célébrité vient de la forme particulière de sa racine évoquant un corps humain, le terme ginseng signifiant « essence de la terre ayant forme humaine » et le radical seng désignant les racines employées comme tonique.

Composition de la racine

  • Polyines (dérivés polyacétyléniques) : panaxynols, panaxatriols
  • Polysaccharides et peptidoglycanes (panaxanes A et B)
  • Saponosides :
    – stéroïdiens (ginsénosides) : panaxadiols (Rb1, Rb2, Rb3, Rc, Rd…), propanaxatriols : Re, Rf, Rg1, Rg2, Rh1
    – triterpéniques : dérivés de l’acide oléanolique
  • Phytostérols : bêta-sitostérol, stigmastérol
  • Acides organiques : acide fumarique, succinique, malique, citrique
  • Acides phénols : acide vanilique, salicylique, p-coumarique.
  • Estrogènes
  • Huile essentielle (5 ml/kg)
  • Vitamines
  • Oligo-éléments

 

Il est à noter que la concentration optimale en ces principes actifs se retrouve dans des racines de ginseng obtenues après 5 à 7 ans de culture

Les propriétés du Ginseng

  • Amélioration des capacités physiques

    Le ginseng est traditionnellement utilisé dans les asthénies fonctionnelles. La commission E et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaissent l’usage de cette plante pour : Tonifier l’organisme des personnes fatiguées ou affaiblies, Rétablir la capacité de travail physique et de concentration intellectuelle, Aider les convalescents à reprendre des forces. Après 1 à 9 semaines de prise, le ginseng augmente significativement l’oxygénation et améliore la fréquence cardiaque

  • Amélioration des capacités intellectuelles

    Des essais cliniques et in vivo montrent que la prise de ginseng améliore l’adaptation au stress, l’humeur, les performances cognitives (concentration, attention…) et la fatigue intellectuelle. Ces effets sont dus probablement à une régulation des neuromédiateurs cérébraux (dopamine, noradrénaline, GABA)

  • Action immunomodulante

    Chez l’homme, la prise d’un extrait de ginseng associée à un vaccin antigrippal potentialise la vaccination et protège mieux contre le rhume par une augmentation significative du titre d’anticorps et de l’activité des lymphocytes Natural Killer. Une autre étude montre que le ginseng augmente l’activité cytotoxique des macrophages péritonéaux et le taux de cytokines inflammatoires (IFN γ, TNF α , IL-1 β, IL-6)

  • Action antioxydante

    Une étude montre le rôle antioxydant d’une fraction de polysaccharides de ginseng. Son administration par voie intrapéritonéale chez la souris irradiée : Augmente la transcription, l’expression protéique et l’activité de la glutathion peroxydase et de la superoxyde dismutase, Normalise l’expression de l’hème oxygénase 1 (HO1) (enzyme clé des défenses antioxydantes).

  • Modulateur hormonal de l’axe hypophysocorticosurrénalien et anxyolitique

    Le ginseng diminue une sécrétion excessive de corticostérone plasmatique (équivalent du cortisol chez le rongeur) suite à un stress chronique. Cela améliore l'humeur.

  • Régulateur du métabolisme glucidique

    Chez des jeunes adultes, la prise d’un extrait de ginseng améliore la fatigue mentale et les performances lors d’une activité mentale soutenue. Cet effet a été corrélé à une réduction de la glycémie. Une autre étude clinique montre que chez des patients diabétiques non-insulinodépendant, la prise de ginseng abaisse le poids corporel.

Par mesure de précaution et manque d’études, le ginseng est déconseillé chez la femme enceinte et allaitante et chez l’enfant non pubère. Chez les personnes sous traitement antidiabétique et en cas d’hypertension artérielle et de psychose le ginseng sera déconseillé.

Des interactions médicamenteuses sont possibles avec les anticoagulants (warfarine), les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO, dont phénelzine), les triptans. Un doute persiste sur une interaction avec la digitaline.

Le ginseng est une plante qui peut agir en synergie, notamment avec : la rhodiole (stress, déprime), le schisandra (asthénie), l’éleuthérocoque (fatigue physique),  la cannelle (pour la glycémie) et le ginkgo biloba (mémoire).